LE PROJET

La série 7 péchés du capitalisme interroge une société à bout de souffle par le prisme intemporel des péchés capitaux. En plaçant leur installation performance à l’échelle d’une ville, Camille Dufour et Rafaël Klepfisch renouent avec les origines de la gravure comme moyen de reproduction et de communication populaire. Ce projet d’affichage urbain destine des centaines de gravures originales à être complétées ou emportées par les passants.

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Envie, 44/100, détail, affichée par Læticia Bica à l'arrêt STIB Jubilé, Bruxelles © Læticia Bica.

Chaque péché – imprimé en cent exemplaires – est composé de deux gravures sur bois. L’une, figurée fourmillant de détails, d’ironie et de noirceur ; l’autre textuelle, offre un espace d'expression public.  À la fois référence aux nouvelles placardées en temps de troubles sociaux et tentative d’infraction aux images dominantes, les gravures – accrochées à même les abribus, les couloirs de gares et les lieux vacants – sont une tentative de mettre l'œuvre en relation avec un autre public. Aussi, au moment où la crise du Covid nous éloigne chacun les uns des autres et où l’ère du numérique continue son essor, le projet porte l’envie de renouer avec la matérialité des échanges et la circulation d’œuvres originales.

Après un affichage urbain à Bruxelles débuté en octobre 2019 puis la participation à la bip2020 à Liège l’année suivante, la série 7 péchés du capitalisme se redéploie à Paris en collaboration avec le Centre Wallonie-Bruxelles. Au cœur du dispositif, Les spectateurs sont invités à emporter les estampes afin de les afficher dans la ville. Ils photographient ensuite leurs accrochages, participant à créer une série photographique collective. 

RAFAËL KLEPFISCH

Rafaël Klepfisch (1992, Bruxelles) est diplômé d’un Master en réalisation à l’Institut des Arts de Diffusion et d’un Master en Histoire de l’Université du Mans. À ce jour, il a écrit et réalisé six courts-métrages dont Mayla (2017) et L’eau, seule certitude (2018) sélectionnés dans de multiples festivals.

 

Inquiet des enjeux contemporains et à la recherche de formes plus directes, il se tourne vers la vidéo où la forme fait acte d’essai, de repositionnement, de questionnement face aux discours dominants. L’écriture est un de ses médiums de prédilection. Il aborde tour à tour, la vie de l’alpiniste G. Mallory pour questionner le rapport de domination de l’Homme à la Nature ; l’anthropocène via une bande dessinée aux accents mythologiques ; ou encore les dérives de nos sociétés dans les textes des 7 péchés du capitalisme.

 

Pour la BIP 2020, il conçoit également une installation vidéo monumentale Retours sur le capitalisme. Sept projections diffusent en continu un recyclage d’images issues exclusivement d’internet. Autant d’incarnations de l’imagerie triomphante qui sature l’espace public, recomposées pour mieux saisir la facticité, mieux l’analyser avec distance et créant des liens thématiques non narratifs.

 

Rafaël Klepfisch est aussi professeur d’Histoire du cinéma et de scénario à PrepartsFilm. Il anime des ateliers à la Cinematek autour de la bande dessinée et du cinéma.

EXPOSITIONS SOLO

2021 

LA CAPITALE SOUS LES 7 PÉCHÉS DU CAPITALISME, Centre Wallonie-Bruxelles / Paris.

2020  

BIENNALE DE L'IMAGE POSSIBLE, 7 péchés du capitalisme / Liège.

 

7 PÉCHÉS DU CAPITALISME, Pinguin Space / Bruxelles.

PRIX

2020 

Lauréats DE LA BOURSE UN FUTUR POUR LA CULTURE de la FWB / Bruxelles.

Lauréats BIENNALE DE L'IMAGE POSSIBLE 2020 / Liège.

Vue d'exposition, bip2020, 7 péchés du c

Vue d'exposition à la bip2020 / Liège. © Martial Viel